Vous avez vu le prix indiqué à la pompe cette semaine et vous vous demandez combien il a réellement monté depuis le début du conflit en Iran ?
Les hausses sont nettes, rapides et provoquent de l’inquiétude. Voici ce qu’il faut savoir, expliqué simplement.
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Ce qui fait grimper le prix à la pompe
Depuis les frappes et les ripostes au Moyen-Orient, le marché pétrolier réagit vite. Le prix du baril passe d’environ 72 dollars la semaine du 27 février à près de 85–88 dollars une semaine plus tard. Cette hausse pèse directement sur les cours des carburants.
En Europe, les cotations de référence pour l’essence et le gazole se font à Rotterdam. Quand le baril monte, Rotterdam suit. Et quand Rotterdam monte, les stations répercutent la hausse en 24 à 48 heures.
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De combien les prix ont-ils augmenté à la pompe ?
Les relevés montrent une augmentation mesurable en une semaine. Globalement, l’augmentation est de l’ordre de 5 à 10 centimes par litre pour les essences. Pour le gazole, la hausse est plus marquée: autour de 15 à 20 centimes par litre.
Quelques exemples concrets donnent le tournis. Dans certaines stations, les prix dépassent déjà 2 euros le litre. À Pipriac (Ille-et-Vilaine), on a vu du SP95-E10 autour de 1,73 €/L, du SP98 vers 1,84 €/L et du gazole proche de 1,96 €/L. À Lauzerte (Tarn-et-Garonne), le SP95-E10 a été affiché à 1,78 €/L et le gazole à 1,97 €/L. À Crécy-au-Mont (Aisne), des prix proches de 1,98 €/L pour le gazole ont été relevés.
Ces chiffres changent chaque jour. Les stations doivent déclarer leur tarif quotidien sur le site du gouvernement. Les publications officielles résument la semaine précédente chaque lundi.
Pourquoi le gazole augmente plus vite que le sans-plomb ?
La réponse tient à l’origine des approvisionnements. La France importe peu de pétrole brut du Moyen-Orient. Mais l’Europe dépend davantage du Moyen-Orient pour le diesel. Environ 40 % du gazole européen provient de cette région. Du coup, les tensions américaines, israéliennes et iraniennes frappent d’abord le marché du diesel.
Autre facteur: les cotations du gazole peuvent bouger plus fortement que celles de l’essence selon l’offre et la demande. Cela explique la différence d’ampleur entre les hausses des deux carburants.
Y a-t-il un risque de pénurie ?
Pour l’heure, les acteurs français et leurs représentants assurent qu’il n’y a pas de rupture d’approvisionnement. La distribution reste opérationnelle. Les stocks nationaux et les flux habituels fonctionnent.
Cependant, la peur d’une pénurie pousse certains automobilistes à faire le plein par précaution. Ce comportement crée des pics locaux. Ces pics provoquent parfois des ruptures temporaires liées à la logistique et non à un manque de pétrole.
Que fait l’État et que pouvez-vous faire ?
Le gouvernement surveille la situation au quotidien. Des contrôles ciblés peuvent sanctionner les stations qui profiteraient indûment de la situation. Les prix officiels sont publiés régulièrement par la Direction de l’énergie et du climat.
De votre côté, vous pouvez limiter l’impact sur votre budget. Quelques pistes pratiques : rouler plus doucement, couper le moteur à l’arrêt, regrouper vos trajets, utiliser le covoiturage, ou encore comparer les prix via les sites et applications qui reprennent les déclarations quotidiennes des stations.
En bref, la guerre en Iran accélère la montée des prix du pétrole. Les parcours du prix vont du baril jusqu’à votre réservoir en quelques jours. Les hausses observées sont claires : 5–10 centimes pour l’essence et 15–20 centimes pour le gazole en une semaine dans la plupart des cas. Rassurez-vous, l’approvisionnement reste assuré. Mais gardez un œil sur les tarifs et adaptez vos déplacements si possible.


