Metro change la donne. D’ici mars 2028, le grossiste ne proposera plus que des œufs issus d’élevages au sol, plein air ou bio. Si vous travaillez en restauration ou commerce alimentaire, cette décision mérite votre attention.
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Ce que Metro annonce exactement
Les Halles Metro imposent une bascule progressive. À partir de mars 2028, leurs catalogues ne contiendront plus d’œufs de poules élevées en cage. Depuis 2022, leur marque propre commercialise déjà uniquement des œufs alternatifs. Cette marque représente près de 30 % des ventes du grossiste.
En 2025, la part des œufs alternatifs dans les volumes vendus atteint 40,6 %. Un an plus tôt, elle était de 26 %. Pour les ovoproduits, l’alternatif progresse aussi, passant de 7 % à 15 %.
Pourquoi cet horizon 2028 est jugé pragmatique
Le marché change mais il reste contraint. Metro choisit un calendrier qui laisse le temps aux fournisseurs de s’adapter. Les acteurs de la protection animale et les professionnels saluent ce réalisme. Ils estiment que garantir l’offre et préparer la demande sont les deux piliers d’une transition réussie.
Ce positionnement évite une rupture d’approvisionnement. Il permet aussi d’anticiper l’impact sur les prix et sur l’organisation des producteurs.
Comment Metro accompagne la filière
Plutôt que d’imposer, Metro mise sur des contrats pluriannuels. Ces accords sécurisent des investissements chez les éleveurs. Ils incluent des exigences comme des parcours arborés ou un accompagnement technique pour la conversion.
Un exemple concret existe. Metro s’associe à Loeuf via des contrats qui aident les éleveurs en transition. En face, des clients comme la chaîne d’hôtellerie Eklo trouvent l’approvisionnement rassurant. La transition devient donc collective.
Quel impact pour votre budget et vos recettes
Metro communique sur le coût réel du passage à l’alternatif. L’exemple cité est parlant. Pour un sandwich poulet teriyaki, utiliser un œuf plein air augmente le coût d’environ 0,03 € par sandwich. En bio, la hausse atteint 0,09 € par unité.
Ces montants restent modestes si vous les rapportez au prix final d’un plat. Metro forme également ses commerciaux pour mieux expliquer les gammes et les arguments prix aux professionnels.
Ce que cela change pour la restauration et la distribution
- Disponibilité : la priorité est d’assurer un approvisionnement stable en œufs alternatifs.
- Offre : Metro élargit les formats, par exemple des plateaux de 90 en code 1, en complément des plateaux de 30.
- Merchandising : en magasin, l’alternatif doit être visible pour orienter les achats.
- Communication : les grossistes expliquent le surcoût de la transformation aux restaurateurs.
Pour la poule, le plein air offre un bien-être supérieur au sol. Metro ne se contente pas d’un simple passage au code 2. Le grossiste veut faire du plein air un axe fort de développement.
Et pour vous qui achetez ou gérez une cuisine ?
Vous pouvez anticiper. Commencez par mesurer vos volumes d’œufs et vos recettes. Calculez l’impact en appliquant les surcoûts mentionnés. Pour 1 000 sandwiches, par exemple, le passage au plein air représente environ 30 € de coût supplémentaire.
Discutez avec votre fournisseur. Demandez des contrats pluriannuels si vous êtes en volume important. Pensez au marketing : valoriser l’usage d’œufs alternatifs peut permettre de justifier une légère hausse tarifaire auprès de vos clients.
Une tendance qui devrait se renforcer
Les acteurs du secteur observent un mouvement. D’autres grossistes testent des offres alternatives, notamment pour la boulangerie-pâtisserie, un segment difficile à convertir. La décision de Metro en restauration hors domicile pousse la filière sur cette voie.
Si vous suivez la tendance maintenant, vous évitez des ajustements brutaux plus tard. C’est aussi un signal fort pour vos clients sensibles au bien-être animal.
En bref, Metro met en place les moyens nécessaires pour sortir de la cage sans casser la chaîne. Si vous achetez des œufs ou fournissez des plats, il est temps de préparer la transition.


